On prend l'air

Saint-Lizier

UN MOIS.

Je viens de voir que notre dernier article a été publié il y a un mois. La rentrée c’est bon pour tout le monde, et vous avez quand même du temps libre même si les vacances c’est fini. Alors rendez-vous en Ariège à Saint-Lizier.

Les connaisseurs (j’ai découvert récemment que les anglais emploient le mot « connoisseur », plus dans le sens d’expert et souvent de manière sarcastique) savent que ça fait longtemps qu’on sculpte et qu’on bâtit à Saint-Lizier. Depuis l’époque gallo-romaine au moins ; le mur en haut du village est contemporain du V° siècle.
Mais surtout, la ville est connue pour son patrimoine architectural religieux. Il s’agit d’un des grands sites de Midi-Pyrénées, inscrit au patrimoine mondial de l’humanité en tant qu’étape des Chemins de Saint-Jacques de Compostelle.
Honnêtement, en arrivant dans le Couserans, on n’avait jamais entendu parler de Saint-Lizier. J’avais bâclé notre emploi du temps, et on n’avait presque rien de prévu concrètement. On a même oublié le pain pour les sandwichs du midi sur Toulouse. Et on nous a conseillé de faire un tour au Palais des Evêques et à Notre-Dame de la Sède. On en parle bientôt d’ailleurs, mais sachez que la ville est en soi une attraction.

Lors de la ballade, on a pu voir la cathédrale et son cloître (qui ne sont pas dans le Palais dont j’ai parlé, haha, les chanoines c’est vraiment des dingues*), et surtout des maisons du XVIII°  tout partout, qui donnent son caractère unique à la ville.

On se retrouve bientôt (promis) pour vous parler du gros monument que j’ai déjà cité deux fois dans l’article.
Les photos sont là comme d’habitude !

*Et un petit aparté pour vous parler de l’ami Glycerius, canonisé sous le nom de Saint-Lizier -les chanoines c’est des dingues mais ils préfèrent s’établir dans une ville qui commence par Saint, faut pas exagérer non plus- et qui a donné son nom à la ville. Il est surtout connu pour sa participation au Concile d’Agde, qui a eu pour objet de définir les canons (préceptes) catholiques dans le royaume wisigoth qu’était le sud de la France à l’époque (plus ou moins l’occitanie culturelle des siècles à venir) ; la chrétienté étant à ses débuts, on voulait éviter à tout prix de diversifier les rites, les pratiques et unifier tout ça, certainement pour la paix de l’âme, pas de fins politiques, nonnonnon. D’ailleurs, ça a vraiment bien marché, puisque le catharisme -dérive sectaire pour les pontifes de l’époque-  s’est parfaitement développé et enraciné dans la même zone quelques siècles plus tard.  Du coup, on a réglé ça à coup d’épée.
Tout ça pour dire que la religion, c’est aussi de la politique, et que sans les sous des enjeux économiques qu’elle suscite on n’aurait pas ces monuments incroyables que nos ancêtres ont adressés à la postérité, paradoxalement aussi, avec leur foi la plus profonde. Je pense qu’il faut combiner les deux pour bâtir des édifices pareils. Vous verrez la semaine prochaine.

 

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