On prend l'air

Puylaurens

On a fait comme d’habitude : on a pris la voiture, et puis on s’est paumé à un carrefour en allant vers Lavaur. Résultat : on est tombé par hasard sur un beau village dans une ville, Puylaurens, dans le Lauragais tarnais.
Puylaurens, c’est l’endroit où la Marianne de la république française est mentionnée pour la première fois : elle est le sujet de « La Garriso de Marianna » (la guérison de Marianne en languedocien), chanson du cordonnier-poète Guillaume Lavabre. Puylaurens est construite sur un puy, d’où le nom de la ville. D’ailleurs, on retrouve bien la délimitation entre constructions modernes autour de l’ancien village ; il faut grimper jusqu’au château pour profiter de la vieille ville.
Les traditionnelles maisons à colombages et briquettes accueillent deux curiosités : le château, et la dernière académie protestante encore en activité -enfin, la dernière activité remonte à la fermeture par décret du 5 mars 1685. Hier, en somme-. L’église n’est pas mal non plus.
On s’est bien amusé à faire des détours dans l’ancien quartier, qui est construit avec des dénivelés, des rues à moitié pratiquables en voiture, mais pratiquées tout de même, et surtout une constance : le dépaysement. Non seulement on domine la plaine lauragaise dans toutes les directions, mais le soleil sur l’argile et la pierre renvoie à cette impression apaisante de village millénaire qui vit tranquillement sous la chaleur. Pour le coup, on dirait le sud.

On s’est perdu, et on a bien fait. On s’est baladé une heure, avant de partir pour de nouvelles aventures, et je pense qu’on a loupé des choses. Dites-nous quoi si vous y êtes allés, on est curieux 🙂

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7 thoughts

  • C’est ça l’avantage de ne pas rouler au GPS, on peut se perdre et faire de super découvertes 😉
    Encore un petit joyau pas très loin de Toulouse.
    C’est vrai que tout ça donne envie d’aller faire quelques virées et de se perdre à notre tour.

    • Il faut saluer la magnanimité de l’inventeur du Tout-Puissant GPS, sans Lequel on se sentirait vite dépassés… mais je vous l’accord, ce sont effectivement les meilleurs moments. Et moi qui n’aimait pas la voiture il n’y a pas si longtemps.

    • J’espère que notre (et oui, on est deux au Kaouchou 😉 ) vision du pays lui rend justice. Pour le soleil, un coup de bol, les prochains articles seront un peu plus gris…

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