On prend l'air

Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse

J’ai peu d’éléments de comparaison : le seul muséum d’histoire naturelle que j’ai jamais visité, c’est celui de Paris, qui est réputé au moins en Europe pour la richesse de ses collections. Alors en arrivant à celui de Toulouse, on s’était dit qu’il ne fallait pas trop y penser.

Accueillis par un squelette de ptérosaure et une statue d’éléphant, on est de suite dans le thème. Vient juste après l’entrée une sorte de classement d’apothicaire/pharmacien, avec des plantes, des roches, des matériaux supposément mystiques, racine de mandragore, soufre, etc., dans une vitrine. On peut trouver l’idée saugrenue dans pareil temple de la science, mais l’effet de sas est bien présent : on décompresse en se posant la question de la pertinence, pour ne rentrer que mieux dans les « vraies » collections.
Bon, je vais les énumérer, ces collections, mais l’intérêt de tout muséum, c’est de présenter les aspects de plusieurs sciences naturelles au public. Il faut que vous sachiez ce que vous allez y voir : un muséum, c’est comme un musée, sauf que l’exposition, c’est de la science, et pas mal de cartels (les petits encadrés de texte qui décrivent ce que l’on voit). Avis, donc : ici, on sait où l’on va, et on peut vite s’ennuyer si on n’est pas enthousiasmé par la rigueur de l’empirisme scientifique. Par contre, les enfants que j’ai croisés étaient TOUS ravis. Il faut croire que voir des léopards et des autruches, même naturalisés, ça les amuse beaucoup. Nous aussi d’ailleurs.
Forte de son interactivité (écran tactiles, « simulation » de séisme), la galerie de géologie précède celle d’anatomie comparée (les squelettes), qu’on a adorée, surtout à cause du mouvement imprimé aux spécimens.
On entre ensuite dans un thème plus proche de la théorie de l’Evolution, où les unicellulaires lancent les débats, puis les végétaux, pour finir par tous les représentants des familles animales : mollusques, insectes, poissons, reptiles, mammifères, oiseaux. La taxidermie, d’après une spécialiste de mes amis, est de qualité, car les animaux sont quasiment tous très récents.
A la fin, l’Homme fait son entrée après les fossiles exposés, et c’est l’occasion d’admirer des items tribaux variés dans la dernière salle des expositions permanentes.
Verdict : deux bonnes heures de visites, où quelques vues sortent du lot : le sismographe chinois, la galerie d’anatomie comparée, les fossiles complets de créatures préhistoriques, et les tambours fendus du Vanuatu. Voilà. Nous autres au Kaouchou, on a bien aimé le Muséum de Toulouse, même à côté de celui de Paris, et on vous conseille d’y aller, même si les enfants ne veulent pas aller au musée parce qu’ils s’y ennuient ou qu’ils en profitent pour vider votre batterie de téléphone sur Pokémon Go.

Experts ou pas en bio et en géologie, vous apprendrez quelque chose, et vous verrez au passage un glouton et un panda roux côte à côte, en face d’un bison d’Europe. C’est pas courant…

 



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3 thoughts

    • La première photo illustre les propriétés de réfraction d’un minéral (dont je ne me rappelle plus le nom). Pour les cartels, peut-être qu’on aurait dû, mais en tout cas ça reflète pas mal ce qui se passe dans le musée, où ils sont écrits en tout petit et tellement discrets qu’on finit par ne plus les lire à force de devoir les chercher.

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