On prend l'air, On tcharre

Expo street art : JB

Vu qu’on s’intéresse aussi à l’art sous toutes ses formes et qu’on a la chance de connaître un artiste de rue (qu’on a connu à Paris d’ailleurs) qui expose à Blagnac, dans la salle Odyssud juste à côté de Toulouse, on s’est dit qu’on serait bien urbains d’en parler quand même.

On a donc posé quelques questions à JB, histoire de vous mettre dans le contexte avant d’aller voir son exposition.

Le Kaouchou : Peux-tu nous parler de toi ?
JB : En parallèle à cette passion de peinture et de création, je travaille auprès de personnes âgées fragilisées. Je trouve un rapport avec l’idée d’être en lien avec l’autre. Quand je dessine dans le métro, quand je colle des affiches dans la rue, quand je travaille avec les personnes, ce sont pour moi des instants de rencontres et d’échanges possibles.

Le Kaouchou : Comment est apparue ta vocation ?

JB : Je dois beaucoup au graffiti qui m’a permis de découvrir d’autres artistes, d’autres mouvements artistiques par la suite. Avec le graffiti j’ai adoré ces moments de liberté où la rue devient un terrain de jeux, de rencontres. J’ai été étudiant quelques temps aux Beaux Arts de Nice et puis je suis devenu graphiste tout en continuant de peindre et en commençant à faire des collages dans les rues de Nice (profitant des travaux du tramway qui avaient éventrés la ville et mis les services de nettoyage « en congés »)

Le Kaouchou : Pourquoi l’art de rue ?

JB : J’adore coller des peintures, des dessins originaux dans la rue. Je rencontre des personnes, on discute… des fois ça tourne pas très bien mais en général ça se passe bien. Dans la rue mes affiches ont une autre allure. J’aime ça. Elles sont encore plus fragiles, elle s’abîment naturellement. Le côté éphémère ne me pose pas de problème sauf dans le cas où c’est une personne qui le récupère pour son plaisir personnel ou pire pour en faire un commerce.

Le Kaouchou : D’où tires-tu ton inspiration ?

JB : Je tire mon inspiration de tous ces éléments (fenêtres,nuages, feuilles,ballerines, cils, nuit étoilée…) que je me suis appropriés et qui font partie de ma vie, de mes rêves, de ce qui me manque. Je les assemble, je les emboîte comme une poupée russe. C’est un peu comme une phrase que j’écris où chaque personne pourra se faire son histoire. J’adore les ballets russes du début XX, les motifs et le côté oriental.

Le Kaouchou : Ça fait quoi d’être exposé en solo pour la première fois ? 

JB : C’est ma première expo solo et ça s’est très bien passé. J’ai eu la chance d’avoir des professionnels très gentils qui se sont chargés de me faciliter l’installation de mon travail et d’améliorer la qualité de l’exposition. C’est très excitant pour moi d’avoir un si grand espace et beaucoup de liberté. J’ai réalisé en plus pour cette exposition une peinture de 7m par 2m30 autour d’un cube ou les personnes qui viendront pourront à l’intérieur écrire, dessiner à la craie. On m’a fait confiance et je pense avoir été à la hauteur de l’évènement.

On le pense aussi. Merci de nous avoir accordé de ton temps et encore bravo pour ton expo. Et on vous laisse avec des extraits de l’expo, les renseignements ici, et le site de JB par .

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