On prend l'air

Cathédrale de Saint-Bertrand de Comminges

Tout en haut de la butte que le village constitue, se dresse sa cathédrale, qui semble mariée à un château-fort.
Les fondations datent du début du XIIème, date de la construction de la première église et la cathédrale a été bâtie tout au long du XIVème. Le cloître date du XIIème également, et a été modifié plusieurs fois.


Maintenant, on arrête avec les dates, promis, et on fait le tour. C’est plus compliqué que ça en a l’air, d’abord parce qu’ici tout ou presque est en pente et que pour accéder à certaines hauteurs il faut descendre ou monter des escaliers de pierre aussi vieux que les murs. Ce n’est pas non plus insurmontable, mais il faut prévoir son coup, surtout pour les photos. Et c’est une étape obligatoire pour prendre conscience de la complexité du bâtiment et du rôle qu’il a pu tenir : la cathédrale est centrale, imposante, démesurée par rapport au village, et celui-ci est bâti comme un escalier qui permettrait d’accéder au chef d’oeuvre au-dessus des toits. On retrouve un peu cette idée de ciel et terre, et la cathédrale fait un peu office de transition entre les deux. Je sais, je pars loin.
Ensuite, on rentre, et là surprise: on nous avait dit qu’il ya avait trois églises en une, mais pas que l’une des trois était en bois et construite à l’intérieur du gros bâtiment en pierre. Nous apprenons que ça s’appelle un choeur, et je ne saurais trop le décrire, à part pour dire qu’on se croirait dans un temple de bois sculpté du sol aux murs.
La cathédrale possède onze chapelles, une église dans l’église, et un cloître. D’ailleurs la visite de ce dernier scinde celle de l’église en deux parties.
La première fois que nous avons vu le cloître, c’était dans un clip musical dont je vous parlerai sûrement un jour ; c’est grâce à celui-ci que j’ai eu envie de venir admirer la cathédrale, où je n’étais jamais allé.
Il n’est certes pas grand, il est collé à l’église et il est quasi millénaire; mais cette tranquilité qui arrive doucement au dehors de l’église, quand on le découvre avec sa cour herbeuse, le pilier des quatre évangélistes et la vue qu’il offre sur les vertes Pyrénées fait qu’il n’est pas qu’unique : il transporte.
Si la visite s’arrête ici, c’est qu’on ne veut pas trop vous en dévoiler : prenez la voiture, le vélo, allez-y à pied ou en train, mais allez-y.

Un lieu hors du temps, dans un paysage ancestral. Les pierres ne racontent que rarement d’aussi belles histoires.

 









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