On prend l'air

Basilique Saint-Sernin (Toulouse)

« En voilà du Roman ! », voilà comment ceux qui découvrent l’intérieur de la plus grande église du style éponyme en Europe s’exclament.


Inscrite au patrimoine Mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle en 1998, sa construction est millénaire, et après bien des rénovations (Viollet-Le-Duc est passé par là), elle se dresse glorieusement dans le centre de Toulouse.
L’extérieur définit l’idée même de ce qu’est un édifice majeur de la cité gasconne dans l’imaginaire collectif : un symbole. Notre-Dame de Paris à Toulouse. La Bonne Mère en briquettes. Il faut la voir pour le croire.
Allez, sans exagérer, c’est une icône toulousaine, dont l’architecture flatte l’œil le moins amateur. Le clocher en octogone et les chapelles rayonnantes y sont pour beaucoup. Après en avoir fait le tour, la complexité de l’extérieur contraste au premier abord avec la sobriété, propre au style, de l’intérieur. D’immenses colonnes de pierres charpentent un plafond d’arcs en plein cintre, et en y entrant, on se sent dans un temple, hommage à une divinité omnipotente, première vocation du lieu.
Les lumières artificielles donnent un halo doré au lieu, et l’expression « monumental » prend sens. Dommage cependant qu’on ne puisse pas se rapprocher du tombeau de Saint-Saturnin et de son baldaquin doré. Regardez un peu partout, la basilique fourmille de détails, peintures et inscriptions sobres qui demandent un peu d’attention. Attardez-vous…

Pas de compromis : s’il n’y a qu’un lieu à visiter à Toulouse (ce n’est PAS le cas), c’est celui-ci.

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